Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Avant de continuer avec mes coups de coeur "Métropole"
Retournons un peu en Guyane....
Tout d'abord, je viens vous dire que la vie reprend en Guyane: les barrages ont été levés hier vendredi ,depuis le matin.Un accord est intervenu et dès lundi matin le montant affiché à la pompe pour l'essence sera 1,27 euros....donc les -50cts effectifs demandés au début du conflit.
ne me demandez pas de vous expliquer l'accord des -20cts qui restaient, j'aurais trop peur de vous raconter des bétises.
affaire à suivre...la vigilance est de rigueur!

Je viens vous parler un peu de coutumes: pour commencer :

la coiffe guyanaise....
 "la chatte....la  pé'y neg..."

"Les remarques à faire sur la coiffe guyanaise aiguisent notre curiosité plus qu'elles ne la satisfont.
Nous avons à l'esprit que la titane, jeune guyanaise à l'affût d'un prince charmant, portait une chatte de petite forme avec une queue réduite.

Nous n'oublions pas que la tétèche,riche paysanne guyanaise, était coiffée d'une chatte dont le fond,ou comme  nous disions  au temps de l'antan,le "gnan-gnan", était assez élargi.
La tétèche,grande dame de la classe possédante,mettait cette chatte avec une robe droite,à panneaux,appelée "princesse" et un décolleté carré.Son cou était entouré d'un bijou au bout duquel pendait un médaillon ou une croix.


Il est intéressant  de noter que la matadô, élégante du demi-monde, occupait une place de grand choix dans la société guyanaise qui se forma immédiatement après l'abolition de l'esclavage.La matadô était cette adorable créature qui séduisait si souvent les maris des tétèches.Elle perturbait  certains ménages de façon spectaculaire,créant de sérieux déboires aux épouses de ces messieurs.Elle avait une chatte provocante posée sur le front et penchant vicieusement sur le côté avec une petite queue bien insolente.

Mais la tétèche ripostait bien ,elle aussi.Le bras de fer s'envenimait tant  entre elle et la matadô qu'elle payait confortablement un chansonnier bien connu de la place pour composer des refrains très épicés sur sa rivale.La matadô souffrait fièrement de voir  mettre à nu sur la place publique toute sa vie privée.Pas de pitié pour les adversaires!C'est la dure loi de la compétition.Brizasse,Krazasse,Démolizasse !


Il est important de savoir que la nin-nin ,nourrice très ancienne considérée  dans la famille comme un parent véritable et incontournable, portait le gnan-gnan sur le côté  et enserré par les deux bouts.La nin-nin  se servait de deux modèles différents de coiffe: le "cornet" et le "bân-n dé "
Ajoutons que la nin-nin était richement vêtue ,disposait de quantités de bijoux et, détail significatif, circulait toujours pieds nus même en cérémonie.
La conclusion de maître Dôkô.
Ces commentaires seraient peut-être bien incomplets si nous omettions de rappeler à votre bon souvenir un très joli mouchoir connu à l'époque sous le nom de "dibé frais"en raison de sa couleur jaune.Le "dibé frais" ne convenait qu'aux titanes très teintées avec une robe de couleur plutôt claire: rose,vert pâle.Ce madras jaune était fort goûté dans les mariages et les cérémonies.
D'autre part,les personnes d'un certain âge portaient deux madras: le premier était placé sur la tête,le second couvrait les épaules, à la place du foulard de soie.La jupe était alors de préférence froncée.Et sous cette jupe,la robe était en tissu imprimé ou tout autre textile."




 Le texte est d' Auxence Contout , notre mémoire guyanaise.





Tag(s) : #Coutumes.

Partager cet article

Repost 0